Eclairer son jardin

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L’éclairage dans un jardin a plusieurs vocations : la première est de permettre une meilleure circulation la nuit. La deuxième sera de mettre en valeur la décoration de votre jardin, les végétaux, un objet, un espace. Et là, il y a quelques règles à connaître...

Plein feux sur l'éclairage

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C'est devenu le nec plus ultra de l'aménagement extérieur : le jardin doit être beau de jour, mais aussi de nuit. Grâce à des points de lumière savamment disposés, les charmes du jardin se révèlent différemment. Les progrès de la technologie ont rendu ces installations électriques en extérieur beaucoup moins difficiles à mettre en place, notamment parce que la très basse tension a fait son apparition et rend moins compliquée l'utilisation d'un éclairage électrique soumis aux aléas du temps.

L'éclairage de vos extérieurs peut remplir plusieurs rôles. Il est possible tout d'abord de s'en servir comme d'un balisage, pour souligner les bords d'une allée, indiquer l'emplacement d'une terrasse, suivre le déroulement d'un escalier. Il peut ensuite avoir un rôle purement décoratif, mettant en valeur les arbres remarquables de votre jardin, ou les plus beaux massifs. Il sera également du plus bel effet pour signaler la présence d'un plan d'eau ou souligner la silhouette d'un kiosque.

Tout change dans l’éclairage des jardins. Entre les courants très basse tension, les leds, le photovoltaïque, etc., les innovations fleurissent, mais certaines règles perdurent. Comme les angles d’éclairage ou la sécurité. Commençons par là !

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Chaque type de lampe se caractérise par une température de couleur, mesurée avec un colorimètre et exprimée en degré Kelvin (K).

L'éclairage sous le bon angle

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Selon l’angle du faisceau lumineux et la hauteur des arbres voici les différents impacts lumineux en largeur :

L’électricité, dès qu’elle est en extérieur, doit être d’une qualité irréprochable. Voici ce que vous devez savoir mais nous vous conseillons toutefois de faire appel à des professionnels.

L’indice de protection

Signalé par le sigle IP suivi de deux chiffres, il donne le degré d’étanchéité du luminaire (1er chiffre = étanchéité à un corps étranger, 2e chiffre = étanchéité à l’humidité). Au jardin, la plupart des luminaires sont IP 44, voire IP 54 et IP 55 pour les lieux proches de l’eau.

L’indice de protection contre les chocs (IK)

Il mesure la résistance d’un luminaire à une masse de 5 kg lâchée d’une hauteur de 40 cm. Il varie de 0 à 9. Pour un luminaire d’extérieur, il est prudent d’opter pour un indice de 7. Pour tout ce qui est branchement et câblage, tout devra être relié à un disjoncteur différentiel 30 mA. Les câbles seront glissés dans des gaines de protection rouge et enterrés à plus de 40 cm de profondeur avec un grillage avertisseur de couleur rouge par-dessus. Seules les installations à très basse tension peuvent se passer de ces précautions, car les câbles portent 12 V ou 24 V, et pas 230 V . Un transformateur reste en intérieur et vous pouvez déployer vos fils (légèrement enterrés ou en surface) vers les points lumineux. Un peu comme les éclairages de Noël, en somme. Si c’est de l’éclairage rapide et sans travaux, le TBT (Très Basse Tension) est limité en termes de puissance. Difficile de faire mieux que 100 W par transformateur. Par ailleurs, au-delà de 25 m, la longueur du réseau peut influer sur la qualité de la tension. Pour de grands jardins, vous devrez opter pour des systèmes mixtes, qui emmènent du 230 V enterrés ou avec câbles spéciaux sur une partie du jardin, pour reprendre après en très basse tension.

Encore plus simple : l’éclairage photovoltaïque

Alors là… même pas de fils ou de disjoncteur. La lampe porte sa propre source d’énergie. Tout le monde a connu les premiers produits du marché : catastrophiques ! Depuis, cellules photovoltaïques, accumulateurs et ampoules ont fait des progrès considérables et, le soir venu, la lumière est enfin plus forte qu’une lueur de bougie. Reste qu’un éclairage à la Versailles… Vous ne le réussirez qu’avec de vrais spots savamment choisis selon le type de plantes à éclairer, l’espèce d’arbre mis en valeur, etc.

Une histoire de température

Savez vous que chaque type de lampe se caractérise par une température de couleur, mesurée avec un colorimètre et exprimée en degré Kelvin(K) ? Plus la température de couleur est basse, plus la lumière est chaude, ce qui conviendra à des feuillages roux et pourpres, mais pas au vert, qui s’accommode mieux d’une température de couleur forte. La meilleure température en général ? Entre 3 000 et 4 000 K sur base halogène (évitez les fluocompactes). Enfin, il existe des lampes spécifiques, dont la couleur jaune n’attire pas les insectes !

Côté arbres

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Les conifères, très denses, seront éclairés de l’extérieur, avec un éclairage parallèle à la frondaison, pour mieux valoriser l’arbre. Cette technique s’emploie aussi pour les arbres très feuillus. Pour des arbres comme le bouleau ou le charme, mieux vaut les éclairer de l’intérieur, au plus près du tronc, pour valoriser leur silhouette, même l’hiver. Une haie est mise en valeur par un éclairage placé au plus près. Mais bon, ceci étant dit, vous faites comme il vous plait. Seule règle à vraiment manier, celle des angles du luminaire, qui donnent des diamètres d’éclairage variables, qui s’élargissent avec la distance. Cela a un impact direct sur l’effet et la diffusion de la lumière.

Les éclairages à utiliser

No Normes

Les luminaires

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Pour un usage extérieur, les luminaires doivent être conformes la norme NF EN 60598, et répondre à des règles spécifiques, mentionnées sur chaque appareil. Cette norme tient compte de chaque partie des luminaires, culot, douille connecteurs, fils et de tous les types de luminaires, autonomes, transportables, etc.