Les piscines en béton projeté

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Vous rêvez d’une piscine hollywoodienne grande comme un stade, taillée en arête de poisson ou en clé de sol ? Bien sûr que c’est possible. Il suffit de gagner au loto et de recourir au béton banché classique pour les plus sages, ou le béton projeté pour les projets les plus fous. Cette technique s'adapte aux formes les plus originales, tout en conservant la solidité du béton.

Le béton projeté

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Pour les projets originaux, il existe une méthode spectaculaire où le travail consiste en un savant ferraillage aux sol et murs avant de projeter du béton.

Un travail de haute précision

L’utilisation de la banche conserve malgré tout un certain formalisme de structure, plutôt géométrique, en plus des délais de montage. Il était donc naturel de trouver le moyen de s’en passer, chaque fois que c’est possible. C’est ainsi que le béton projeté a été mis au point. Une fois encore, il s’agit de l’adaptation de techniques existantes, pour la consolidation de parois, par exemple.

La technique consiste à installer un ferraillage renforcé, très dense, directement dans la fouille, après le terrassement, puis à projeter du béton dessus, par voie sèche ou mouillée, à haute vitesse et forte pression, à l’aide d’une lance, d’un malaxeur et d’une pompe à mortier. Cette réalisation est effectuée par une entreprise spécialisée.
La réussite de l’application dépend de la composition du béton, de l’angle de la lance, de la distance par rapport au substrat, du dosage de l’accélérateur, et jusqu’aux conditions climatiques lors de l’application. La lance doit être dirigée à angle droit par rapport au support pour produire une couche d’une densité et d’une épaisseur optimales avec un enrobage complet des barres d’armature et un rebond minimal. Il peut être nécessaire de réaliser l’application en plusieurs couches en respectant un certain délai intermédiaire. Lors de la projection sur les armatures ou à travers celles‑ci, il faut particulièrement tenir compte de l’effet d’ombre, l’écran que forment les fers.
En application classique, le béton projeté est laissé tel quel. Toutefois, pour un bassin de piscine, le mélange est spécialement formulé pour pouvoir être dressé en frais. Après l’achèvement de la projection, la cure de la surface doit être effectuée sans attendre. Elle peut être réalisée à l’aide d’un produit de cure pulvérisé sur la surface du béton ou d’un adjuvant ajouté pendant le malaxage du béton.

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Une étude de sol est conseillée lorsqu’il y a un doute sur la nature du terrain et son homogénéité.

Notions techniques et terrassement

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Pressions sur le bassin

Tout bassin enterré doit supporter les poussées hydrostatiques et celles du terrain environnant. Il doit rester rempli d’eau, même en hiver, au moins partiellement dans le cas d’un hivernage (de moins en moins pratiqué). Ces pressions augmentent avec la hauteur/ profondeur des parois. Le risque principal est donc qu’il s’écroule sur lui‑même.
Une étude de sol est conseillée lorsqu’il y a un doute sur la nature du terrain et son homogénéité. Dans la plupart des cas de sols plans, le bassin reste stable lorsqu’il est plein d’eau. Parfois, il peut être nécessaire de l’encastrer dans un remblai ou un sol stabilisé. Enfin, comme toute construction, une piscine est sensible au phénomène de retrait/gonflement des argiles. Des dispositions particulières doivent être prises dans ce cas.

Précautions à prendre

La stabilité du terrain influe sur le terrassement. En situation favorable, il s’agit d’une fouille pleine masse, à bords droits, débarrassée de tout élément inadapté (points durs, poches,…). Dans un terrain meuble, il faut tenir compte des risques d’éboulement. Attention aux chantiers réalisés sous la pluie (ravinage, écoulements,…).
Le remblai entre les parois et la fouille est réalisé en couches successives de 30 cm d’épaisseur maxi, compactées. Il peut s’agir du déblai précédent, débarrassé de sa terre végétale, des souches, et déchets de chantiers. Attention à protéger les réseaux de canalisation dans les règles de l’art.
Attention, une nappe phréatique affleurante peut soulever le bassin du sol comme une noix. Les techniques de construction habituelles dans ce genre de cas doivent alors être mises en œuvre avec un drainage périphérique associé à un ou plusieurs puits de décompression.

Un bassin trop proche d’une construction existante pose des problèmes de tassement différentiel. Il doit être strictement indépendant de toute fondation ou construction voisine. Il convient de noter que, dans le cas d’un terrain stable, la réalisation d’une piscine totalement enterrée ne présente pas une surcharge du sol, mais, au contraire, l’allège. Ce constat n’est pas valable pour les bassins hors-sol ou semi‑enterrés.