Les techniques de l'isolation du toit par l'extérieur

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Actis

Faire ou refaire l’isolation thermique de la toiture est un chantier d’envergure. Prévoyez de mettre le paquet, dans tous les sens du terme. Le principe directeur est de viser l’excellence et la pérennité.

Réduire les pertes de chaleur et d'énergie

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Le tiers de l’énergie consommée par une maison sans isolation thermique s’échappe par le toit. Ce chiffre est tellement ancien et communément admis que l’étude qui a permis de l’établir est devenue introuvable. La vérité, au cas par cas, est bien plus variable et probablement plus importante. Car le toit associe tous les moyens d’évasion thermique, par convection, conduction ou rayonnement. En outre, des logements sans aucune isolation deviennent rares. Mais les bâtiments mal isolés sont majoritaires. Comme un toit n’est refait, en moyenne, que tous les 40 à 50 ans, son isolation est rarement parfaite. Quelle que soit votre situation, si vous envisagez des travaux d’isolation de la toiture, ne mégotez pas sur les performances. Plus elles sont élevées, meilleures seront les conséquences sur la facture de chauffage et le confort, en été comme en hiver.

Isolation sandwich

La conception de ce type d’isolation ressemble à la composition d’un hamburger : les couches se superposent dans un ordre précis. Chacune d’entre elles remplit un rôle spécifique et interagit avec ses voisines. Certaines associations améliorent les performances, d’autres sont inutiles, voire néfastes, en fonction des matériaux utilisés. Il n’y a donc pas de solution idéale ou universelle. Il faut raisonner au cas par cas.

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Ces techniques sont aujourd’hui les meilleurs compromis possibles entre les performances d’isolation thermiques attendues et la pérennité des ouvrages.

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Une isolation au top

Quelle que soit la solution choisie, les travaux s'effectuent par l'extérieur et la couverture existante doit être déposée. Généralement elle est même remplacée. Selon l'option qui aura été retenue (voir les différentes solutions d'isolation ci-après), la charpente devra être dégarnie jusqu’aux chevrons, voire jusqu’aux pannes. La mise en œuvre procède en sens inverse, d’abord le plafond de comble, puis l’isolant et la couverture, sans omettre les différentes couches d’étanchéité et d’imperméabilisation (pare-vapeur, écrans de sous-toiture), ainsi que les lames de ventilation éventuelles.

Ces techniques sont aujourd’hui les meilleurs compromis possibles entre les performances d’isolation thermiques attendues et la pérennité des ouvrages. Comme le toit est refait en totalité ou presque, la durée de vie de l’opération est la même que celle d’une réfection standard, soit plusieurs dizaines d’années.

Les inconvénients ? Le coût est évidemment plus élevé que les seuls travaux d’isolation, mais à peine plus qu’une réfection standard (main-d’œuvre et fournitures des matériaux isolants en sus). Le chantier est donc rentable s’il faut refaire le toit. Les aides fiscales sont réservées à la partie isolation.

Différents modes d'isolation

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Le sarking

Le toit existant est déposé jusqu’aux chevrons ou aux fermettes industrielles. La charpente principale est doublée par le parement intérieur du comble (plafond) ou un voligeage continu, revêtu du pare-vapeur. Ce support jointif reçoit les panneaux isolants, souvent en deux couches, à joints décalés. Il s’agit de laine compressée, minérale ou végétale, ou d’isolants de synthèse.
L’isolation est donc parfaitement continue sur toute la surface du versant. Elle sert de support à la couverture, qui se compose des couches classiques, soit l’écran de sous toiture, HPV pour éviter la ventilation en sous-face, le contre-lattage au droit des chevrons puis les liteaux horizontaux, répartis selon le pureau (la partie exposée de la tuile) du matériau de couverture.
Ce procédé est compatible avec tous les styles de toits, à faible ou forte pente, quels que soient la longueur des versants ou le matériau de couverture. Il s’adapte facilement aux exigences réglementaires en fonction de la région d’implantation. Il est bien maîtrisé par les artisans.
Les matériaux utilisés sont standard, sans surcoût.

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Le caisson chevronné

Le caisson chevronné est le plus courant et remplace les chevrons qui sont directement intégrés sur les côtés du panneau. Son épaisseur et donc ses performances sont liées à celles des chevrons. Il est d’ailleurs possible de l’utiliser en support de sarking, en remplacement du voligeage.

Le panneau porteur

Il n’y a plus de chevrons dans le panneau porteur qui se contente d’insérer l’isolant entre deux parements, celui de finition côté intérieur et celui de support de couverture côté extérieur. L’isolation est continue. La mise en œuvre est plus rapide. Il y a moins de couches, donc moins de risques de désordre. Le coût de ces interventions est sensiblement différent à celui du sarking puisqu’elles sont, à la fois, plus rapides tout en nécessitant des produits spéciaux, voire des engins de levage adaptés. Il convient donc de comparer les devis.